CONGO : Tu es fait pour le Bonheur
Ecrit par admin le Dimanche 25 de octobre 2009 Ã 11 h 09 min
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Quelles leçons faudrait-il tirer de cette victoire judiciaire ? ll faut voir les signes du temps. Le début du renversement des puissants du trône du Congo est arrivé. Le Congo que nous désespérions de venir un jour est là . Il est temps de nous lever ensemble pour bâtir : to bongissa mboka.
Le Congo est un beau, mais petit pays de 342 000 kilomètre carré. Il est riche par sa faune et sa flore. Ses forêts sont convoitées par toutes les grandes puissances et les industries du monde entier. Nous avons le soleil. Nous avons un des plus grands fleuves du monde. Le sous-sol regorge des richesses.
Sa population est jeune. Elle fut dans les années soixante scolarisée à 99% . Tout s’est malheureusement dégradé depuis.
Sa population, avec 3 millons d’habitants, fait à peine penser à une grande ville.
Troisième producteur du pétrole en Afrique, ses richesses minières sont abondantes.
Le peuple congolais était fait pour la joie et pour le bonheur, Mesdmes, Messieurs
Le malheur a voulu que certains de ceux qui se sont auto-proclamés ses chefs ne l’ont conduit que dans les voies des misères et même de la destruction totale, au lieu de faire parvenir tous les citoyens congolais, à un dégré toujours plus élévé de moralité et de bien-être .
I - Droit au bonheur
Or le peuple congolais a droit au bonheur. L’Etat Congolais a un devoir de bonheur, au moins le bonheur lié à la richesse repartissable. La repartition devait obeir au droit de bonheur qui fait intervenir l’instance de l’Etat dont la mission doit être d’assurer une nouvelle répartition autoritaire des richesses.
Le spectacle qui nous est offert c’est l’imposture d’un Etat qui promet l’auto-suffisance alimentaire sans jamais même essayer de l’envisager, un chemin d’avenir dont on ne sait s’il ne conduit pas d’un enfer à un autre enfer. La vérité est que les promesses de cet Etat dans les formes et leur fond sont illusoires et totalitaires. Le mensonge est devenu la seule politique que les Congolais connaissent. C’est le laisser passer des politiques.
Cet Etat serait pardonnable si au moins il promettait les conditions de répartition des richesses et des valeurs ajoutées économiques que le Congo produit. Il ne pouvait l’être puisque cet Etat totalitaire et de surcroît menteur ne garantit même pas au peuple Congolais le droit à la recherche du bonheur.
Ceux qui sont au pouvoir, ceux-là qui usurpent le pouvoir au peuple et leurs clans, se sont arrogés le droit à avoir, le droit à possèder tous les biens et toutes les richesses que le Congo produit.
Ils ont voulu réduire dans un esclave absolu le peuple entier. Malgré eux, ils sont entrés dans l’infernale spirale de celui qui abuse de son droit à posseder. Il installe le statut du tyranie qui rend esclave son peuple et se rend esclave des biens qui appartiennent à ce peupe.
II - Détruire le cartel des destructeurs infatigables
Celui qui a le pouvoir, son clan et ses amis qui forment le cartel des destructeurs infatigables du Congo possèdés litteralement par l’esprit de l’enrichissement sans cause, ont détruit le rapport au peuple devenu pauvre et faible.
Lorsque la politique se fixe sur l’enrichissement par les biens, le bonheur n’existe plus ni pour le peuple, ni pour ceux qui l’opriment.
Dans de tels contextes, le droit doit défendre le peuple, le pauvre et le faible même si la prise en charge de cette defense a fait naître des sortes de chapelles qui souvent existent de laisser entrer d’autres, cela n’est pas si grave qu’il n’y parait. Ce qui serait grave ce serait la division radicale. Il nous faudrait bien comprendre la juste méfiance à cause de l’infiltration organisée par le pouvoir en place pour commencer à construire un pont. Ainsi ensemble nous viserons l’efficacité.
Vais-je préférer un petit bonheur d’esclave luttant dans un petit coin de sa cellule ou tenter l’aventure de la confiance qui mutualise les forces et les moyens de tous les fils et toutes les filles du Congo ? Cette aventure a du prix, mais il faut le payer sinon l’entrée en terre promise de notre Nation Congolaise ne nous appartiendra définitivement pas !
Le défi de l’unité nous aide à grandir. Le droit à avoir pour la légitimité à defendre notre pays est equivalent au droit pour l’autre à avoir legitimité à defendre notre peuple.
Il suffit d’écouter notre cœur pour comprendre que nous desirons tous autant que nous sommes la fin de cette tyranie . Le temps presse .Notre tâche est d’épargner des malheurs supplémentaires à notre peuple qui a tant souffert !
Le triangle d’or est à présent la libération du Congo, notre cause commune, la reconnaissance des talents et l’efficacité dans l’organisation des moyens .
Pour gagner cette lutte nous devons investir dans l’humain et il nous faut conjuguer le droit et le bonheur avec la liberté. Si dans le Congo actuel, un pharaon fait vivre tout le peuple en esclave, de l’autre côté du Congo, il y aura des hommes libres qui continueront l’œuvre de liberation qui nous tient tous à cœur.
Notre rôle aujourd’hui c’est l’organisation des talents. De la façon de réorganiser les differentes équipes dans le respect de leur spécificité dependra la mobilisation de moyens et surtout des hommes, de femmes et des enfants. L’évolution à court terme n’est pas pavée d’événements heureux, car l’ennemi a construit deux Congos. D’une part le Congo des compatriotes piégés par la corruption qui ont fait des richesses du Congo, leur patrimoine. Ils se laissent manipuler. Ils corrompent. Ils tentent de tuer.
Mais Ils sortiront de ce piège pour nous rejoindre car la liberté ne se laisse ni intimider, ni tuer. La liberté est notre Avenir.
D’autre part le Congo des pauvres ne sait pas, de quoi demain sera fait.
III Notre devoir : donner du bonheur à nos compatriotes malheureux
Notre devoir est de les faire accèder au moins à la dignité pour qu’ils soient capables de rechercher leur propre bonheur et le bonheur de la communauté congolaise.
Nous avons pour tâche de redistribuer équitablement les richesses et les finances du Congo pour que le Congo entier accède à la prospérité.
Notre politique doit désormais se fonder sur l’économie du don avec l’Amour entre Congolais comme moteur .Est ce de la spiritualité ? Non, c’est de la vie. Notre politique doit renverser le sens de la relation d’un Congolais à un autre Congolais, du Congolais envers son pays le Congo, du monde envers notre pays.
C’est la vie pour notre Congo, car seule la politique de l’Amour peut réguler l’amour pour soi-même, ses interêts et son enrichissement qui gouverne aux destinées de l’Etat Congolais.
Les Hebreux ont compris que l’Amour, la charité ont la même racine que la justice.
La politique de l’Amour, est donc la politique de la justice. Seule la politique de la justice donnera le droit à garder libre et prospère la communauté des Congolais et des Congolaises qui désirent que la vérité gouverne le Congo. Ne l’ayant pas atteint jusqu’alors, ils formeront la communauté du manque de la justice au Congo.
C’est une communauté qui va rechercher ardemment que la justice régne. Cette communauté constatera, decidera du Congo que nous aimions. Cest certainement pas le Congo de l’impunité. Cette communauté refusera qu’un homme construise toute sa carrière sur le crime et sur la corruption nationale et internationale.
Cette communauté se revoltera lorsqu’un Directeur du Tresor torture puis tue son employé de maison pour cacher son détournement des fonds publics. Cette communauté exigera la démission des porteurs de valise des fonds du Congo vers des responsables politiques ou des loges tel qu’on le voit dans une vidéo qui circule actuellement sur la toile.
Cette communauté sera celle où, en diaspora comme au Congo, l’homme se depasse pour l’homme celle où l’homme depasse l’homme et rencontre Dieu qui est la veritable source de joie.
Cette communauté sera la source de notre joie nouvelle, car elle marche devant elle, devant Dieu, devant l’homme et devant la société que nous reconstruirons.
Cette communauté, c’est vous et ce sont ces hommes et ces femmes au Congo et dans le monde qui espèrent en silence l’avenement d’un Congo nouveau et qui forment la Nation Congolaise.
J’ai besoin de vous pour rassembler cette communauté d’hommes et de femmes qui sont vivants mais désespérés.
Je crois que notre bonheur est de donner du bonheur à l’autre, notre compatriote, à qui le pouvoir actuel interdit d’être heureux.  Â
Dominique KOUNKOU
Octobre 2009


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