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Intervention de Maître Dominique Kounkou aux déjeuners du Fouquet’s Barrière

Intervention de Maître Dominique Kounkou aux déjeuners du Fouquet’s Barrière

dominique-kounkou-entreprendreIntervention de Maître Dominique Kounkou aux déjeuners du Fouquet’s Barrière

Extrait de l’article
Journal : entreprendre novembre 2009

Michel Clerc : Voici, d’un côté, Claude Allègre, que vous venez d’entendre, ancien ministre de l’Education nationale, scientifique contestataire. Et de l’autre, Bernard Debré, ancien ministre de la Coopération, député UMP du XVIème arrondissement de Paris, fondateur de l’hôpital de Shanghaï. Et puis, à leurs côtés, l’avocat congolais Dominique Kounkou et l’homme d’affaires indien Yogen Gupta. Je sens que nous allons assister à un duel majeur où il sera beaucoup question des nouveaux colonisateurs, indiens et chinois et des anciens, anglais ou français.

Dominique Kounkou : Je reviens du Congo Brazzaville, mais je suis avocat au Barreau de Paris. Les Chinois sont partout. Ils sont au Congo, depuis l’époque où le Congo avait fait le choix du marxisme. Ils rachètent tout, terres agricoles comprises.

Robert Lafont : Et la France ? Qu’est-ce que vous en attendez aujourd’hui ?

Dominique Kounkou : Il y a longtemps que le Congo a entrepris des relations avec la Chine. Depuis l’année 63 où le Congo avait fait le choix du marxisme. Pardon pour ce que je vais vous dire, mais je voudrais que la politique de la France soit intelligente par rapport à l’Afrique. Jusqu’à présent elle a raté beaucoup d’occasions. Léopold Sèdar Senghor disait : « J’aime la France, mais je n’ointe pas cette France- là. » La France va rester un grand partenaire important. Mais pour être un grand partenaire, il faut aussi grandir. Peut-être qu’avec ces changements que nous appelons, il est possible d’établir des relations différentes.

Michel Clerc : L’Afrique doit beaucoup à la France, comme le Congo belge devait beaucoup à la Belgique.

Bernard Debré : J’ai été ministre de la Coopération. J’adore l’Afrique. Je la connais depuis 1963. 11 serait bon aussi que pour une fois les Africains reconnaissent que ce qui se passe c’est aussi leur faute. ll y a un crétin à l’Elysée qui a dit : « Moi, je suis, pour Ali Bongo », Mais franchement, quand vous avez Ali Bongo d’un côté et 18 candidats de l’autre, tous contre lui, il faut aussi s’apercevoir que le changement dans ce cas n’est pas possible. Ce n’est pas la faute de la France si l’Afrique est colonisée par les Chinois. Ils achètent la terre, les entreprises, les réserves énergétiques et même les hommes. Ils filent du fric à tout le monde et achètent tous les chefs d’Etat. Ils n’ont aucun état d’âme. Après voir crié « La France Afrique, la France Afrique vous allez vous réveiller chinois. Ils n’ont aucune morale. Ils payent. Ils payent, ils payent. Et ils achètent tout.

Yogen Gupta : La Chine n’est pas un pays démocratique mais dirigiste. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour utiliser la force.

Bernard Debré : Toutes les réserves africaines sont orientées vers la Chine avec la complicité des Africains. Et nous, qui ne sommes plus là- bas, on nous montre du doigt.

Dominique Kounkou : Est-ce que je peux préciser quelque chose ? Je n’ai jamais mis la France en cause.

Bernard Debré : Vous venez de le faire !

Dominique Kounkou : Évidemment que si l’Afrique est dans cet état, c’est que les Africains l’ont permis. La coopération avec la France est bonne, mais elle peut être améliorée. On peut créer des relations différentes.

Bernard Debré : Mais arrêtez de dire « différentes ». Différentes en quoi ?

Dominique Kounkou : Expliquez-moi pourquoi les Africains ont envie d’aller chercher des partenaires différents comme la Chine si la coopération avec la France se passe bien ?

Bernard Debré : Simplement parce que les Africains, depuis un certain temps, nous montrent du doigt et les Chinois en profitent. Moi je prévois quelque chose de dramatique en Attique. Dans 30 ans. Les Chinois vous auront envahi physiquement.

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Document n° 1

Document n°2

Dominique Kounkou : MESSAGE DE CONDOLEANCES

MESSAGE DE CONDOLEANCES

Bernard KOLELAS vient de nous quitter.

La famille  est en deuil.  Le Congo aussi est en deuil.

Par delà nos divergences, en Bernard KOLELAS, je salue le grand résistant des premières heures.

Il restera un exemple de la résistance, comme référence  pour donner naissance à un Congo nouveau.

Je formule pour la famille toutes mes condoléances.

Je souhaite pour toutes les Congolaises et tous les Congolais,

que l’Amour de Dieu qui est plus fort que la haine,  guérisse nos blessures.

Maître Dominique KOUNKOU

Paris le 16 novembre 2009

Message de Dominique Kounkou

Message de Dominique Kounkou

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PROMOTION sur LE CD du Pasteur D. KOUNKOU

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Une autre culture politique est possible au Congo-Brazzaville

Une autre culture politique est possible au Congo-Brazzaville

la-ruptureLA NOUVELLE GENERATION D’ESPRIT POLITIQUE

La RUPTURE politique au Congo-Brazzaville passe par une nouvelle génération politique imbibée d’une culture patriotique, de rigueur et d’excellence.

Une génération n’est pas simplement biologique au sens ou elle recouvrirait un ensemble des personnes nées à une même période, mais elle signifie aussi des personnes issues d’un même esprit politique ou idéologique. Etre issu du même esprit politique, c’est entretenir une même culture politique c’est à dire une même approche dans le rapport avec les institutions de l’Etat, dans la gestion de la chose publique, dans l’accession et la conservation du pouvoir. Ces personnes ont beau changer de parti politique, de discours, leurs actes les rattrapent, c’est plus fort qu’eux, c’est le « back to the basis » anglo-saxon.

Pour s’en convaincre, à l’avènement de la Conférence nationale, plusieurs cadres congolais  désertèrent le PCT pour renflouer les partis nouvellement crées, ils  ramenèrent au sein de ces partis nouveaux la culture politique mono-partiste avec tous les traits comportementaux cités plus haut. Cette culture politique est la  marque caractéristique de cette génération, ce qu’on peut appeler « le générique » c’est-à-dire, ce par quoi tous les éléments engendrés en série par une même idéologie sont reconnaissables.

Il nous est aisé aujourd’hui, pour peu qu’on ait le temps, d’établir une véritable généalogie des personnes issues de cette idèologie , les filiations idéologiques, et grâce à notre marqueur génétique, les reconnaître dans leur pratique politique quotidienne.

Il s’agit ici des caractéristiques bien précises :  Intimidation, violence politique, enrichissement illicite, insupporte le contradictoire, la critique, l’autocritique et le suffrage universel.

Toutes ces caractéristiques sont des gênes politiques que portent toutes les personnes générées par le germe idéologique du PCT ou du monopartisme. Comme tous les gènes, ceux-ci sont capables de se reproduire en  générant à leur tour, des comportements reproduisant les mêmes caractéristiques désastreuses.

N’allez pas cherchez loin, si après la grande espérance de la conférence nationale, ces hommes politiques là, n’ont pu trouver comme idées politiques que la manipulation de l’ethnie et le recours à la violence, confondant leurs querelles personnelles aux intérêts de la république, c’est dire qu’attendre un  changement véritable de notre pays  par les porteurs de ces gênes politiques, est tout simplement suicidaire.

Dès lors, lorsque Sassou Nguesso parle de changement ou de lutte contre la corruption, nous savons qu’en bon porteur des gènes politiques issus de la culture du monopartisme, il n’a ni la volonté ni la force de faire montre d’une quelconque vertu politique.

Aussi, lorsque nous parlons de RUPTURE, nous disons qu’une nouvelle génération d’esprit politique est nécessaire pour sortir notre pays de l’enfer dans lequel il se trouve actuellement.

Nous disons qu’il n’est pas possible de mettre du nouveau vin dans des vieilles outres, une nouvelle culture politique dans des esprits où l’intimidation, le culte du moindre effort et de l’improvisation ont triomphé.

Nous appelons tous les esprits libres, aimant s’habiller d’excellence, privilégiant la réflexion avant toute action, ardemment patriotes, assoiffés d’actions efficaces, et sans peurs pour le bien de notre patrie.

Ce qui va bientôt être initié politiquement à partir de Paris, est une occasion pour nous tous de répondre à l’esprit politique de notre temps, d’être en phase avec les attentes de notre peuple qui attend des nouvelles idées portées par des nouvelles personnes courageuses.

Cette germination d’une nouvelle conscience politique dans notre pays, incarnée par la RUPTURE est en train de se frayer un chemin, et à n’en point douter, ceux qui savent reconnaître l’esprit politique de leur temps, savent bien que c’est le bon côté de l’histoire.

Cet élan patriotique d’intelligence d’organisation, qui  refuse de faire comme les chanteurs du « TITANIC » qui continuaient à jouer de la musique alors que le bateau sombrait, est  le germe par lequel plusieurs congolais seront fécondés et formeront une nouvelle génération d’esprit politique pour apporter les solutions aux maux créés par l’ancienne génération d’esprit.

Ne nous méprenons pas, il n’existe  au sein du paysage politique de notre pays que des variantes de la génération idéologique issue du germe du PCT, fils d’un même père, ces hommes politiques semblent se disputer ce qu’ils croient être leur héritage : Le Congo.

Il nous appartient, dans le cadre de la RUPTURE, de prendre conscience des véritables enjeux qui se posent à nous aujourd’hui, car si nous ne savons pas comment nous pouvons détruire le germe qui a généré tant de monstruosité dans notre pays nous condamnerons à jamais notre peuple à la souffrance.

Oui, la génération d’esprit n’est pas une question d’âge, c’est une affaire de germe politique par lequel la personne a été fécondée, détruire l’ancien germe pour faire prospérer  le nouveau, voilà notre RUPTURE. *****

BRICE NZAMBA
SECRETAIRE GÉNÉRAL « PAR INTERIM »
DU CERCLE « LA RUPTURE ».
Tel : 06 79 24 56 33