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dominique kounkou répond à zenga-mambu

dominique kounkou répond à zenga-mambu

Avocat inscrit au Barreau de Paris, Maitre Dominique KOUNKOU est Docteur en Droit international public. Dans le cadre de ses activités, il travaille sur la défense des libertés publiques au niveau national et international.

Dans cette interview, il nous parle de son projet pour Congo (après l’épisode de l’invalidation de sa candidature pour la présidentielle 2009 au Congo-Brazzaville).

DONS DE PUITS DE PETROLE ?

DONS DE PUITS DE PETROLE ?

puitdepretroleDe plus en plus, la rumeur court à Brazzaville que SASSOU doit sa longévité au fait d’avoir donné aux présidents français successifs un puits de pétrole. Il est clair que cette information est grave. Elle mérite d’être vérifiée.

Cette vérification est à la fois, un devoir de mes compatriotes congolais qui tiennent tant à la richesse de leur pays et la responsabilité de mes Amis français et européens qui sont si fiers de la dignité de leurs représentants si respectables.

Longtemps j’ai hésité à en parler, mais la rumeur s’enfle et se fait persistante. Si elle ne gêne pas la diplomatie actuelle des deux pays qui se croient solides et sans risque de trouble, à terme, elle va ternir l’image de la France. Une France qui ne chercherait pas à vérifier et à apporter une démenti  prendrait le risque du désaveu de la population congolaise et africaine, à l’instar de la tristesse que nous avons tous éprouvé, à voir le président français, hué lors des obsèques de Monsieur BONGO.

A moins qu’il ne soit devenu si banal,  pour la conscience occidentale, de se faire corrompre par les Etats voyous, comme on a vu le porteur des valises de SASSOU,  Dominique Okémba,  remettre publiquement le célèbre cadeau de SASSOU au grand maître de la GLNF.******

Pourtant, banaliser une telle réputation, devient une ruse que les générations françaises et occidentales,  qui ne veulent plus, qu’en leur nom,  des hommes et des femmes se laissent corrompre et perdent le goût de la force morale d’une nation qui s’est longtemps présentée au monde comme un parangon de vertu, refusent maintenant de cautionner.

Souvent,  des hommes ou femmes qui s’engagent en politique en France et en Occident sont matériellement pauvres. Dès la première occasion de s’enrichir, ils n’hésitent pas à franchir le pas de l’enrichissement illicite en participant à la paupérisation des peuples d’Afrique,  en totale complicité avec le régime corrompu de SASSOU.

Souvent il y a le sentiment que l’Afrique est à des années lumières de la France et de l’Occident.         Y commettre un crime devrait, comme aux temps des missions et des colonies, prendre beaucoup de temps avant que des historiens osent en parler.

Il faut une révolution mentale des politiques.  Ils doivent comprendre que la globalisation a fait entrer l’Afrique dans le village planétaire. Malgré des difficultés de communication, les informations circulent. Le temps politique a changé, les siècles sont devenus des mois et les mois des semaines, les semaines des jours et les jours des minutes.

Savoir si les puits politiques congolais existent est donc de grande utilité pour, qu’à temps, les Français voient comment l’honneur perdu peut être racheté.

C’est aussi impératif pour les Congolais, qui doivent faire de la vigilance,  l’arme qui ruinera la plus féroce dictature de  l’histoire de leur peuple. Les Congolaises et les Congolais doivent savoir que le principe divin, révélé par le prophète Osée, est valable pour leur propre libération :

« le peuple périt faute de connaissance ».

C’est donc en donnant de la connaissance à notre peuple sur les véritables richesses dont il dispose, sur ses véritables prédateurs et sur ses droits inaliénables que nous empêcherons notre peuple de mourir.

Alors l’affaire des puits congolais est-elle vraie ou fausse ?

Dominique Kounkou : résistants casseroles

Dominique Kounkou : résistants casseroles

Il y a une résistance que l’on a tous oublié, c’est celle des anciens salariés de l’entreprise de poste et télécommunication du Congo. Ils ont été licenciés comme « des malpropres » lorsque dans sa fougue d’enrichissement, la fille de Sassou Nguesso, décédée il y a un an, a ravi cette entreprise pour la faire entrer dans l’escarcelle de l’enrichissement sans cause de la famille SASSOU.

Ils n’ont perçu aucun droit lié à ce licenciement frauduleux. Jusqu’à présent la plupart, d’entre eux, mis en retraite anticipée, n’ont ni indemnité, ni pension. Dans ce pays où les tenants du pouvoir font chaque jour la fête pour célébrer leurs milliards, ces parias de la famille SASSOU, n’ont personne pour entendre leur cause. Personne ne parle de ce drame national. J’ai vu derrière l’ancien cinéma RIO, un papa réduit à n’être qu’un moins que rien et à qui, même la dignité que donne le fait de se lever chaque matin pour aller au travail, a été ravie. Alors qu’ il me parlait, cet homme originaire de Pointe-Noire qui a fait sa vie à Brazzaville, était au bord des larmes. Il n’avait qu’une idée en-tête : se suicider. Comment trouver les mots qui réconfortent et redonnent un peu d’espérance? Comment trouver de petits moyens pour que son épouse commerce au marché de Bacongo, appelé Total ? Comment enlever à cet homme la honte d’attendre que son épouse revienne du marché pour trouver de quoi se mettre sous la dent ?

Peu à peu, cet homme a repris confiance. Mais depuis que j’ai été alerté de cette catastrophe, j’ai appris malheureusement que beaucoup de nos compatriotes n’ont pas trouvé d’autres solutions que se donner la mort, à cause de l’indignité dans laquelle la famille SASSOU les avaient plongés !

J’ai un sujet de joie, c’est d’apprendre que le peu qui a survécu, organise une résistance devant l’ancienne poste centrale (le Congo n’a plus de service de postes….). Un jour par semaine, ils font résonner des casseroles.

Ce mouvement est si assidu que Sassou qui passait par là lors de ses déplacements, a dû changer d’itinéraire. Puisque les Congolais ont pris l’habitude de courber l’échine et de se contenter des miettes de leur propre argent, qu’on leur verse comme à des esclaves, cette résistance mérite un peu plus d’attention. Dans sa pittoresque grandeur, Pïnochet aussi,  a dû subir les coups psychologiques et politiques de ces femmes que l’histoire n’oubliera jamais !

Pendant que d’autres tremblent, quittent Paris, sous le prétexte fallacieux de la réconciliation et vont s’agenouiller à Oyo pour revenir avec des billets sous les jupes, il y a encore un Congo digne de confiance. Il y a un Congo que j’aime et qui me donne la force vive pour combattre, c’est celui de ces « résistants casseroles ». J’aime ce Congo de MBEMBA MOUNKA : Congo na ngai ézalaki boyé, na tangu ya Matsoua (Mon Congo était ainsi, au temps de Matsoua).

Continuez chers Pères et mères de résister, même si la nuit est longue, le jour finit par se lever. Vous êtes le Congo debout. Vous êtes le pilier et les pères de la résistance actuelle congolaise. Vous précédez l’aurore quand beaucoup de Congolais continuent de dormir.

Dominique Kounkou espoir pour l’afrique

Dominique Kounkou espoir pour l’afrique


Génocide MBOCHIS

Génocide MBOCHIS

Une partie des mbochis vit dans la région des Plateaux entre OLLOMBO et ONGOGNI. On les appelle les MBOCHIS de BOLEKO. On les oppose aux Mbochis qu’on appelle d’Oyo depuis que SASSOU NGUESSO est au pouvoir.

Ces Mbochis de Boléko vivent des situations de dénis incroyables et une oppression qui pourrait bien s”apparenter à un Génocide. Il est temps que la communauté congolaise et la communauté internationale s’élèvent contre ces pratiques pour les faire cesser.

Prenons seulement trois situations qui en sont le reflet.

OLLOMBO est à près de 400 kilomètres de Brazzaville. Alors que les experts avaient conseillé Gamboma, Sassou a choisi OLLOMBO pour y construire l’aéroport qui soit en milieu Mbochi.

Mais, voilà que la terre sur laquelle l’aéroport a été construit appartient à la famille OYOMBI TSOLAKO. Elle n’a jamais été indemnisée de l’expropriation pour utilité publique du terrain ayant servi à la construction de l’aéroport.

Un dossier a été constitué pour engager la responsabilité de l’Etat et obtenir l’indemnisation de la famille. Sassou en fait un dossier personnel et refuse l’indemnisation. L’argument de Sassou est simple : moi aussi je fais partie de la famille.

Or, non seulement, il n’y a aucun lien direct entre SASSOU et la famille OYOMBI TSOLAKO, mais en plus c’est l’Etat congolais et non Sassou qui est sujet de droit dans cette affaire.

Deux problèmes graves de droit et de politique se posent.

Le premier est que le droit légitime à obtenir indemnisation pour des propriétaires dont le terrain a été frappé d’utilité publique est nié de façon manifeste.

Le deuxième est que SASSOU commet une injustice politique notoire puisque les autres chefs des terres dans le pays sur lesquels des aéroports ont été érigés ont déjà ait l’objet d’indemnisation.

Le dossier de cette affaire est actuellement entre les mains de Monsieur Emmanuel YOKA, fils de la région et actuel Ministre de la Justice. La discussion sur le dossier n’a rien donné avec Sassou.

Il est temps de venir en aide à cette famille spoliée et impuissante. Pourtant dans le grand besoin.

Une deuxième situation éclaire la tragédie des Mbochis de Boléko.

Les fils des Mbochis de Boléko sont sacrifiés pour soutenir et préservés le pouvoir de Sassou. Saviez-vous que les jeunes gens qui forment la milice des COBRAS au service du pouvoir de Sassou, ont tous été recrutés entre OLLOMBO et ONGOGNI ?

Ces jeunes gens ont été pris pour venir à Brazzaville et dans tout le Pool. Beaucoup sont morts. Leurs familles n’ont été que peu ou pas du tout indemnisées.

Ceux qui ont survécu sont drogués et occupent des situations subalternes dans l’armée où ils ont été enrôlés de force.

J’attire l’attention de la Nation congolaise et des Organisations internationales pour que cesse cette boucherie de nos jeunes Mbochis de BOLEKO.

Une troisième situation qui démontre la volonté du pouvoir de ruiner totalement les Mbochis de BOLEKO. Avant la région était riche. On y cultivait le café, le cacao et le coton. La région avait des écoles et des hôpitaux.

Toutes ces cultures ont été remplacées par les cultures du chanvre et de la drogue. Le chanvre et la drogue se sont développés à une vitesse incroyable et sur des étendues inestimables.

Le commerce du chanvre et de la drogue est si répandu et si lucratif qu’on l’appelle NZELA YA MOKUSE, le plus court chemin vers l’enrichissement.

OLLOMBO n’a même pas un hôpital digne de ce nom. Un homme d’affaires, Monsieur KABA a cru bien faire en rénovant l’hôpital à partir des marchés honnêtement gagnés. Il croupit actuellement en prison à Brazzaville. On lui reproche d’être NGANGOULOU. En milieu du pouvoir on dit : alingi alakisa nini yé Mo NGANGOULOU : « Que veut montrer ce NGANGOULOU ».

On lui reproche d’être en commerce politique avec Mathias NDZON.

En ma qualité d’avocat, j’ai eu l’occasion de défendre Monsieur Tony BONO qui fut aussi impliqué dans cette lugubre affaire lors du procès en première instance au Tribunal de Grande Instance de Brazzaville.

OLLOMBO n’a pas de route, la seule route part de l’aéroport et aboutit à la maison de SASSOU. L’aéroport est recouvert d’herbe folle.

Mon rôle est de défendre tout Congolais qu’il soit du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest. Je m’insurge contre cet asservissement des Mbochis de Boléko.

La réconciliation de notre peuple commencera quand les jeunes Mbochi de Boléko comprendront qu’ils sont des victimes du système SASSOU qui vise à détruire le Pool et tout le Congo. Ce Congo nous a été prêté pour que tous nos jeunes y vivent et réussissent dans la paix. N’ayons plus peur sauvons-le ensemble.

Dominique KOUNKOU