Le coup d’Etat reporté

Le coup d’Etat reporté

Du court circuit électrique au court circuit politique, le régime de Sassou Nguesso n’en finit pas de bafouiller sur l’explication à donner, aux Congolais comme à la face de l’humanité, sur l’explosion d’une soi disant cachette d’armes, explosion qui a ôté la vie à plus d’un millier d’innocents.

Les courtisans au pouvoir, qui n’ont pas eu le courage de mener à bout leur acte d’élimination, ont, dès le début de l’affaire, affirmé qu’un court circuit était à l’origine de l’explosion et non pas un quelconque coup d’état…


Immédiatement, nos laboratoires dans le monde, ont analysé cette annonce, comme une vaine et creuse tentative de justification, provenant de désespérés cherchant à maquiller l’échec de leur opération dénuée autant de courage militaire que de stratégie politique.


Cette improvisation, sentait la dérive kafkaïenne d’un coup d’Etat amateur à l’objectif clair :


Reprendre à Sassou le pouvoir où ils l’avaient hissé, avant d’être définitivement mis sur la touche par ce même Sassou et au rang desquels semblerait figurer Dominique Okemba. On est bien loin de l’époque où Okemba était le disciple de Mama Olangi. Bien loin aussi du trafiquant de diamants, chargé de constituer les fonds nécessaires à l’effort de guerre que demandait la reconquête du pouvoir dans laquelle des gens comme le Général GIAT se sont illustrés. Plus loin encore du porteur de valises et de cadeaux au responsable, fort contesté, d’une obédience maçonnique française.


Le petit serpent, devenu cobra, voudrait bien prendre la place du Calife Sassou Nguesso. Mais ce qui lui a manqué c’est la sagesse et l’efficacité que postule l’adage lari : dia koua ntinou koua yoka noua : manger vite brûle la bouche. Au lieu de s’en prendre à sa propre turpitude, il s’en prend à d’autres.


Alors, pour s’exonérer d’une erreur, si politiquement fatale, nous assistons à des gardes à vue illégales  et des retentions longues et arbitraires, en violation des droits de l’Homme, comme celle  du Colonel Ntsourou dans des locaux de la Sécurité d’Etat ; aux détentions illégitimes et condamnables de l’ancien Bâtonnier de Brazzaville, Maître Malonga et du Confrère, Maître Hombessa.


Pourtant les officines savent que ce coup d’Etat avorté n’est que reporté ; il est destiné à chasser une partie du clan Sassou, à moins qu’un changement de la géopolitique internationale n’en décide finalement autrement !


Alors, au lieu du court circuit électrique, nous arriverons au court circuit politique !


DK avril 2012

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