Il serait irrespectueux, de ne pas dire à Monsieur le Bâtonnier du Barreau de Paris qu’il est très regrettable d’avoir écrit, que notre Confrère Bourgi, a sali la robe d’avocat au moment où il révèle l’affaire des mallettes d’argent, ponctionné des peuples pauvres d’Afrique, pour financer la vie politique française de Monsieur Chirac à Monsieur Le Pen.
Monsieur Jean Eyegue Dong dernier Premier Ministre de 2006 à 2009 du Président gabonais Omar Bongo a confirmé l’existence de ces mallettes d’argent dans l’émission Grand Débat à laquelle je participais sur la Radio Africa N° 1 à Paris.
Si le Barreau de Paris ne condamne qu’aujourd’hui les agissements de ce confrère, c’est un grand signe d’inculture des pratiques de la françafrique qui ont mis à genoux tout un peuple.
C’est de l’inculture, car tous les travaux de l’Association Survie et de son fondateur le regretté Monsieur Vershave, en ont fait une large publication. La lettre du continent égrène de pages en pages, pour ceux qui savent lire, le rôle de notre Confrère dans toutes ces affaires sales de la politique française en Afrique.
Monsieur le Bâtonnier avant de rédiger des notes a, bien entendu s’il le désire, tout loisir de demander le concours de l’un ou l’autre des avocats du barreau qui suivent de près ou de loin de telles affaires, afin que soit trouvé le mot juste qui donne de l’éclat au barreau, même s’il réagit tardivement… si tardivement.
La grandeur de notre barreau, en effet, eut consisté, à réagir au moment de la révélation des faits, par toutes les associations et la presse spécialisée. Le barreau de la sorte aurait empêché que la robe d’avocat soit salie par un de nos pairs.
Mais, ne l’ayant pas fait au moment où il fallait avoir du courage d’être, quand Monsieur Levy, Président de la Commission de déontologie, convoque notre confrère Bourgi, au mieux, il pratique une langue de bois qui sert un effet d’annonce, au pire, il rend le barreau collaborateur d’un système haïssable, car sa convocation n’est qu’une menace pour empêcher Bourgi de continuer à parler. Monsieur Levy rend, de la sorte, le barreau de Paris peu défendable, au moment où justement notre confrère Bourgi devient défendable et doit être encouragé à parler au moins pour l’histoire et pour mettre fin à une pratique dont il a été bien sûr largement profité, lui-même.
En portant plainte contre X au Tribunal de Grande Instance de Créteil, j’ai voulu que soient établies les responsabilités de chacun dans cette longue et hideuse affaire et surtout établi, le droit à la réparation des populations africaines, dont une part substantielle a permis de financer la vie politique française.
Ainsi notre Confrère Bourgi qui a depuis font longtemps sali sa robe d’avocat la lavera dans l’eau limpide de la vérité !
Dominique KOUNKOU
Novembre 2011



