Le cri du Webmaster

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L’affaire des « révélations » de Robert Bourgi concernant le financement de la république par certains États Africains, et de façon concomitante,  le livre de Pierre Péan La République des mallettes, me donne là, au nom d’INA , une belle occasion de réagir :

1) En mettant en exergue, tout d’abord, le livre « Monnaie Africaine » car si les médias relaient cette polémique des valises, aucun ne parle du scandale de la gestion du Franc CFA, dont l’aspect néo-colonialiste de la politique Française, semble avoir échappé à monsieur Péan

2) En écoutant RMC (émission du matin Jean-Jacques Bourdin-qui donne la parole aux auditeurs) : il ressort des témoignages, des auditeurs africains qui ont appelé, que les échanges d’argent entre la France et l’Afrique ne sont pas une découverte et que certains médias africains parlent très librement de ce sujet.

Ne devrions-nous pas relayer cette presse Africaine pour montrer ainsi, que c’est bien en France que nous subissons une omerta sur ces affaires ?  Nous pourrions aussi, envisager de publier une revue de presse Africaine orientée sur la gestion du Franc CFA et les pays de la zone CFA qui veulent remettre en question ce monopole ;  et bien sûr,  la position de la France face à ces demandes.

Concernant le franc CFA, il me semble que nous avons plusieurs pistes :

a)      Dans un article paru dans « Le Monde », l’ex-numéro 2 du régime du président déchu Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, Mamadou Koulibaly, a abondé dans le sens de M. Bourgi, affirmant, que quelques trois millions d’euros avaient bien été transférés d’Abidjan à Paris pour financer la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002. Cet ancien proche de M. Gbagbo est actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

b)      Il m’apparaît clairement que Gbagbo a souvent accusé la France d’ingérence dans les affaires de la Côte d’Ivoire, d’autant plus que Paris redoutait que, sa femme et lui, étant plutôt évangélistes, cela ne les rapproche de la sphère anglo-saxonne et particulièrement celle des entreprises US.

c)      Denis Sassou Nguesso n’est pas épargné par les mises en causes de Robert Bourgi.

3) Les  médias qualifient l’affaire Robert Bourgi et le livre de Pierre Péan, de discrédit des hommes politiques français (tous pourris) et les accusent de faire le jeu des extrêmes et surtout du Front National. C’est une façon d’occulter la réalité des transferts de fonds et  de passer  sur un autre sujet d’actualité. Comme la Gauche et la Droite sont mouillés jusqu’au cou,  personne ne dira le contraire. Les déclarations de Martine Aubry dans la presse sont d’ailleurs d’une rare hypocrisie : “Je pense que la justice va se saisir de cette affaire. Je crois qu’on ne peut pas commenter sans savoir. C’est toujours ce que j’ai essayé de faire“.

OR, ELLE A ETE MINISTRE SOUS MITTERAND.

Elle peut donc commenter en toute connaissance de cause.

En relayant les déclarations de M. Robert Bourgi, cap-congo concoure à mettre à plat l’hypocrisie de la classe politique Française. Si elle ne veut plus être traitée de « pourrie »  qu’elle accepte,  alors,  que les relations de la « France-à-fric » soient enfin,  réellement et clairement établies. Cela peut être,  un des enjeux de la campagne de 2012 et pourquoi pas celui d’une commission parlementaire !

4) Enfin,  la visite du président du Rwanda en France, nous fait atteindre  au grand n’importe quoi, à la limite de la schizophrénie.

a) Acte 1 : Monsieur Sarkozy reçoit en grande pompe, au nom de la réal politique, le   leader Libyen Khadafi en occultant  le fait que Khadafi est l’auteur d’attentats qui ont touchés des familles Françaises.

b) Acte 2 : Kadhafi devient un tyran sanguinaire qui assassine son peuple. Une résolution de l’ONU permet à la France de bombarder la Lybie.

c) Acte 3 : 11 septembre 2011, commémoration des attentats du WTC. Notre président renouvelle ses sympathies aux familles et des victimes et joue les gros bras dans la lutte contre les terroristes.

d) Acte 4 : Il (Sarkozy) reçoit un président (Rwanda) qui serait mis en cause dans le génocide de son peuple et dans l’assassinat des deux précédents présidents du Rwanda. Je passe sous silence les responsabilités de la France et de la Belgique dans le génocide du Rwanda.

Un rayon de soleil semble percer cette couverture nuageuse qui protège les relations France-Afrique depuis les années 60. Alimentons cette lumière avant qu’elle ne disparaisse sous la désinformation médiatique et n’en devienne encore plus opaque.

Contact : artisanweb75@yahoo.fr

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