Agent de poursuite assermenté dépourvu de moyens de déplacement, elle a sillonné Brazzaville à pied, malgré l’insécurité. Ce travail au péril de sa vie, elle a réussi à récouvré 2 388 590 307 franc Cfa. Pour le compte de la CNSS. Malgré les promesses de la CNSS, depuis dix ans cette veuve n’a rien perçu, elle n’a même une seule décison de prise pour que sa propre pension lui soit versée, celle de son mari défunt ne lui a pas non plus reversée. Son malheur viendrait peut-être du fait d’être du sud et d’avoir aimé et épousé un homme du nord!
Des cas pareilles sont multiples. Ils me sont signalés quasi quotidiennement!
*Quelle paix peut promoir un pouvoir qui méprise les petites gens sans défense? Quel système politique peut survivre longtemps en méprisant la frustration et la souffrance de son peuple. Quand à l’annonce d’une augmentation des salaires de 25%, tous applaudissent SASSOU joue sur l’effet d’annonce. Il sait que ceux qui se réjouissent ne calculeront ni la perte de leur pouvoir d’achat depuis l’année du blocage des augmentations, ni l’effet de l’inflation qui est galopante au Congo. Le mauvais pouvoir se nourrit de l’ignorance de son pauple à qui il doit sa sa prospérité!
Un pouvoir qui de la sorte se divise de son propre peuple ne court-il pas à sa ruine ?
Année après année, le discours de SASSOU sur l’état de la nation tient dans une peau de chagrin. Celui du cinquantenaire des independance particulièrement, se réduit à des redites et des banalités à faire sourire .
Il veut gagner la bataille contre la pauvreté. Or les congolais font partie des peuples les plus pauvres de la Terre en dépit de la manne pétrolière – le Congo est le 3e producteur de pétrole – qui profite les membres de la famille au pouvoir et les consorts nationaux et internationaux.
Il veut que le système éducatif retrouve un niveau d’antan. Qui continue à en faire une misère pour le présent et l’avenir de notre peuple? Un Etat sans jeunesse instruite selon les normes nationales et universelles peut-il avoir ces armes que l’aîné Aimé Césaire appelant les « Armes Miraculeuses » pour résister aux vents mauvais dont la mondialisation pourrait être porteuse. Quel moyen SASSOU met-il en face pour reconstruire tout un système éducatif qu’il a détruit que pourtant toute l’Afrique enviait.
Le système politique congolais est allé plus loin encore : il a mis en place une discrimination régionale qui a installé une éducation à plusieurs vitesses. Ainsi la région du Pool a eu plus de dix ans sans ouverture de centre scolaire. Quelle politique d’apprentissage et quels moyens compensatoires ces gouvernements successifs ont-ils mis en place pour dédomager les enfants en âge scolaire qui n’ont pu aller au bout de leurs ambitions scolaires, universitaires et professionnelles ?
Je porte le témoignage de cette jeune fille qui il y a quinze ans voulait être mdecin. La guerre de SASSOU est arrivée. Son destin a été brisé. Qu’a-t-elle à faire des paroles sans consistance de SASSOU devant sa vie qui perdu toute sa foi en une nation qui donne à tous ses enfants les mêmes chances de réussite et la même promesse de bonheur ?
Le système politique de SASSOU a détruit l’école de la République. Elle permettait à tous l’accès libre et égal à l’éducation. Actuellement s’installe et s’impose sans contrôle un système éducatif privé qui réserve l’éducation à une classe sociale riche au détriment des enfants ayant des moyens intellectuels élévés mais dépourvus de moyens financiers et économiques.
Quand SASSOU parle de l’eau, l’électricité, de la santé, du plein emploi accessible à tous, il suffit de vivre une semaine à Brazzaville, de vivre sans eau, alors que le fleuve coule à un mètre de la ville, d’avoir l’électricité brutalement coupée alors que la famille suit la télévision, pour se rendre compte de l’illusion que draine cet équilibriste qui se moque de ses compatriotes.
Qui parle de replis identitaires ? Qui parle de paix ? Qui parle de l’unité nationale ? N’est-ce pas celui-là même qui a détruit le tissu national, qui a érigé au rang de politique les divisions identitaires, qui a édifié la politique de la guerre et du crime comme mode et pratique de gouvernement d’un Etat moderne.
Bien entendu, il est bien étrange, mais instructif sur les centres d’intérêts de SASSOU d’apprendre après un quart de siècle de pouvoir et de règne sans partage sur le Congo que la césarienne sera gratuite est sa mesure emblèmatique.
Au lieu d’envoyer mourir nos enfants au Maroc, il serait vraiment une politique intelligente de construire dans ce Congo un système fort qui garantisse de la santé de notre polpulation. Mais au lieu de s’atteller au moins à cela, la logorrhée de SASSOU voudrit séduire un peuple désabusé, désoeuvré et en proie à une pandémie inexorable. Il veut s’attaquer au sida et n’en a pas les structures et tout est ainsi à l’avenant.
A quand les hôpitaux de qualité ? A quand les cliniques capables d’accueillir nos malades ? A quand un véritable programme de formation de médecins congolais de haut niveau capable de rivaliser avec l’élite médicale internationale.



