CONGO-SODOME :Bonne fête aux Congolaises

CONGO-SODOME :Bonne fête aux Congolaises

J’ai tardé à fêter une bonne fête aux Congolaises, car je viens d’apprendre une bien triste nouvelle. Il se dit officieusement que, 80% de ceux qui dirigent le Congo, sont actuellement très, très  malades. Il semblerait que ce soit du sida !

Vous allez me dire : mais où est le problème, qu’est-ce que cela a à voir avec les femmes ?

En fait, par les mêmes voies, j’apprends que ces hommes qui ont contacté leur maladie dans des relations extraconjugales, imposent à leurs femmes des relations sexuelles qu’elles sont obligées de subir  de leur conjoint. Elles ne doivent même pas utiliser de préservatifs, car dit-on, c’est pour le meilleur et le pire qu’ils sont unis. Le meilleur, c’est l’argent qui coule à flot qui rend la vie belle chez ces gens-là : ‘épayi na bango mikolo nionso fêti na fêti ( Chez eux, tous les jours, c’est la fête!).

Le prix, c’est le sida qu’il faut accueillir comme la ciguë bue par le grand philosophe, sans surtout ni dire un mot,  ni en parler à l’extérieur. Dire un mot est compris comme une trahison. Beaucoup d’entre elles connaissent la liste de celles qui ont perdu leur vie ou sont tombées dans la déchéance la plus totale. Ce système ne pardonne pas. Une fois qu’on a mis le doigt dans la chaîne infernale de la mort,  la fin c’est : « makala to lopitalo » (la prison ou l’hôpital. Métaphore qui exprime bien l’idée de l’impasse dans laquelle est pris celui qui s’y est voué corps et âme et le sort qui en résulte.

Résultat des courses : l’épouse est contaminée par le mari. Les enfants ne sont pas au courant. Ils doivent deviner.

On cite avec une grande fierté, telle femme de médecin qui vit courageusement cette situation. Son mari, séropositif actif, l’a contaminée, elle attend courageusement que la mort arrive pour visiter un soir ou le jour son mari, puis elle-même. A moins que ce ne soit l’inverse !

Premier problème : Ces hommes ont des femmes bien plus jeunes qu’eux-mêmes. Ces jeunes femmes ont des amants aussi jeunes qu’elles-mêmes qui profitent des aises du pouvoir en sortant avec la femme du Chef.

Ces jeunes sont eux aussi dans le collimateur du sida.

Second problème : Puisque le pouvoir au Congo rime avec l’argent en abondance, ces hommes au pouvoir, tout  en se sachant atteints du sida, vont avec des jeunes filles des quartiers pour assouvir leurs appétits sexuels. Il ne s’agit pas d’une ou de deux…mais de plusieurs. Souvent, ils ont de jeunes rabatteurs qui organisent pour eux la chasse et les fournissent en chair fraîche.

Allez donc imaginer la chaîne de la contamination congolaise car ces jeunes ont leurs petits amis attitrés, mais ils sont obligés de fermer les yeux, car le chef passe avant tout.

Souhaiter une bonne fête aux femmes, surtout à ces femmes de chefs, c’est leur dire qu’elles sont libres de disposer de leur corps. Que, ce qui se pratique, est un crime organisé, dont la femme est la véritable victime.

Vous, femmes pouvez dire non à ce pouvoir qui porte atteinte à votre vie. Rien ne vous oblige à donner de la sorte votre vie. Soignez ces pauvres types, mais préservez-vous pour vous-mêmes et pour vos enfants.

Mourir avant le terme de votre vie, avec un mari, qui ne veut pas se soigner la plupart du temps, vous contraint à laisser des enfants en bas âge. A qui allez-vous les laisser ? Etes-vous sûre, qu’on en prendra soin, comme vous l’auriez souhaité.

Une des causes, de la chute du régime de Mobutu, pas suffisamment  analysée, c’est la révolte silencieuse et le refus du comportement des hommes du pouvoir par les femmes des hommes du pouvoir.

Le réveil spirituel a conduit beaucoup d’entre elles à dénoncer plusieurs pratiques dont celles que vous subissez au Congo.

En refusant l’argent de ce système au profit de la vie, elles ont cessé de supporter un pouvoir qui est tombé de lui-même comme un château de cartes.

Vous représentez une force vitale que vous n’imaginez pas.

Il est temps de vous réveiller et de comprendre que votre vie, la vie de vos propres enfants, la vie de la nation entière vaut plus que ces argents qui ruinent votre existence.

Je sais bien qu’il n’est pas facile de faire ce choix. J’accompagne  une Congolaise qui a résolu de quitter ces milieux. Je sais qu’elle subit des pressions de tous ordres, tant de la famille que du sommet de ce pouvoir. J’ai une grande admiration pour elle, car elle a compris que mourir, en se laissant empoisonner par un criminel de mari, avec derrière elle, des enfants qui sont encore en âge scolaire, n’est recommandé ni par Dieu, ni par la morale.

C’est à côté du génocide mbochi une cause pour laquelle je m’engage personnellement et je demande l’engagement de ceux et celles qui soutiennent l’œuvre d’Initiatives Africaines pour construire le pays, écouter, accompagner et d’aider même à travers des actions judiciaires, ces femmes de président, ministres, députés et autres du Congo qui souffrent le martyr dans un silence terrible.

Qu’elles le sachent, je suis à leur écoute et j’agis déjà pour elles. Courage et bonne fête à la femme congolaise debout qui refuse la misère et la mort que le système lui distille!

Dominique KOUNKOU

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